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Pneus différents sur le même essieu : la loi, le CT

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En France, deux pneus d'un même essieu doivent être du même type : même marque, même dimension, même catégorie, même structure, mêmes indices. Le texte exact de l'arrêté du 18 juillet 2019 (qui a abrogé celui de 1994), les défaillances du contrôle technique, l'amende, la Belgique, la Suisse, et nos calculs sur l'écart d'usure.

En bref. Non, en France, deux pneus d'un même essieu ne peuvent pas être de marques, de dimensions, de catégories, de structures ou d'indices différents : l'arrêté du 18 juillet 2019 exige qu'ils soient « du même type », et l'instruction du contrôle technique classe le contraire en défaillance majeure, avec contre-visite. Sur la route, l'article R. 314-1 du Code de la route punit ce manquement d'une contravention de la 4e classe, soit une amende forfaitaire de 135 €, sans retrait de points prévu par le texte. Deux pneus de même marque mais de profils différents ne sont pas écartés par la définition que lit le contrôleur, et l'écart d'usure entre les deux pneus d'un essieu ne doit pas dépasser 5 mm.

Ce que dit la loi en France, texte par texte

La règle tient en trois textes qui s'emboîtent.

Le Code de la route, article R. 314-1 (version issue du décret du 24 août 2020). Il impose des pneumatiques, des sculptures apparentes, aucune toile visible et aucune déchirure profonde sur les flancs, puis renvoie à un arrêté : « La nature, la forme, l'état et les conditions d'utilisation des pneumatiques […] sont déterminés par arrêté du ministre chargé des transports. » C'est aussi lui qui fixe la sanction (voir plus bas).

L'arrêté du 18 juillet 2019 relatif aux pneumatiques (Journal officiel du 30 août 2019). C'est l'arrêté auquel renvoie l'article R. 314-1. Son article 3 contient la règle :

« Tous les pneumatiques normalement montés sur le véhicule, à l'exclusion de toute unité de secours à usage temporaire, doivent avoir la même structure. Tous les pneumatiques normalement montés sur un même essieu doivent être du même type. »

Son article 5 ajoute, pour les voitures, une profondeur d'au moins 1,6 mm dans les rainures principales, et : « La différence entre la profondeur des rainures principales de deux pneumatiques montés sur un même essieu ne doit pas dépasser 5 mm. » Son article 6 prévoit une exception : « En cas de crevaison ou de dégonflage d'un des pneumatiques équipant un véhicule, il pourra être dérogé, à titre temporaire, aux dispositions de l'article 3. »

Beaucoup de pages citent encore « l'arrêté du 24 octobre 1994 ». Il n'est plus en vigueur : l'article 9 de l'arrêté de 2019 dispose que « l'arrêté du 24 octobre 1994 modifié relatif aux pneumatiques est abrogé ». La règle de fond n'a pas changé (même type sur un essieu), mais c'est le texte de 2019 qu'il faut citer, y compris face à un contrôleur ou à un assureur.

Le règlement n° 30 de la CEE-ONU, point 2.1, définit ce qu'est un « type de pneumatique » : des pneus qui ne présentent pas entre eux de « différences essentielles », celles-ci pouvant porter « notamment » sur le fabricant, la désignation de la dimension, la catégorie d'utilisation (routier, neige ou à usage temporaire), la structure (diagonale, ceinturée croisée, radiale, pour roulage à plat), le symbole de vitesse, l'indice de capacité de charge et la section transversale.

Ce que vérifie le contrôle technique

L'instruction technique IT VL F5, indice G, publiée par l'UTAC-OTC le 18 juin 2025 et applicable depuis le 1er septembre 2025, traduit ces textes en une grille. Ses prescriptions disent du type : « Identique pour tous les pneumatiques montés sur un même essieu (marque, catégorie d'utilisation, structure, indices de charge et de vitesse). » Et de la structure : « Identique pour tous les pneumatiques montés sur un véhicule ».

CodeCe que relève le contrôleurNiveau
5.2.3.b.2« Pneumatiques de taille différente sur un même essieu […] ou de types différents sur un même essieu »majeure
5.2.3.c.2« Pneumatiques de structure différente »majeure
5.2.3.a.2taille, capacité de charge ou indice de vitesse non conformes aux exigencesmajeure
5.2.3.e.3profondeur sous 1,6 mm sur au moins une mesure, ou « différence supérieure à 5 mm entre les mesures minimales des pneumatiques d'un même essieu »critique
5.2.3.e.1usure irrégulière sans atteindre les témoinsmineure

L'instruction précise aussi la méthode : une jauge de profondeur est utilisée dès qu'« une différence d'usure des pneus d'un même essieu est constatée », avec une mesure sur chaque rainure principale. La pression des deux pneus d'un essieu doit être équilibrée ; elle est ramenée à la pression nominale du constructeur pendant le contrôle.

Ce que ces niveaux signifient, d'après Service-public.fr (fiche vérifiée le 1er janvier 2026) : une défaillance majeure rend le contrôle défavorable, valable 2 mois, avec une contre-visite dans ce délai ; une défaillance critique limite la validité du contrôle au jour même. Le TNPF, qui mène les travaux de normalisation des pneumatiques pour la France, précise qu'avec une défaillance critique la voiture ne peut plus circuler à partir de minuit le jour du contrôle, le temps de faire réparer et de repasser. Deux marques sur un essieu : contre-visite. Plus de 5 mm d'écart : interdiction de rouler dès le lendemain.

Le contrôle technique vérifie aussi que la dimension est prévue par le constructeur ou admise comme équivalente ; notre guide pour lire un pneu explique où trouver ces informations, et notre page sur le contrôle technique des jantes couvre le reste de la liaison au sol.

Situation par situation : permis ou non ?

Les cas courants, confrontés aux textes lus ; quand le verdict est notre lecture, nous le précisons.

Situation sur un même essieuCe que disent les textesVerdict
Deux marques différentes, même dimensionle fabricant fait partie du type (R30, 2.1.1) ; la marque fait partie du type pour le contrôle (IT VL F5)interdit ; défaillance majeure 5.2.3.b.2
Même marque, même dimension, deux profils (modèles) différentsni l'arrêté ni l'instruction ne citent le modèle ou le dessin de bande ; le R30 dit « notamment »non écarté par la grille du contrôle (notre lecture) ; déconseillé par Michelin, voir plus bas
Même modèle, indices de charge différents (par exemple un XL et un standard)les indices de charge et de vitesse font partie du typeinterdit ; défaillance majeure
Même modèle, indice de vitesse différentideminterdit ; défaillance majeure
Deux dimensions différentesla dimension fait partie du type ; « taille différente » vise ce casinterdit ; défaillance majeure
Un pneu été et un pneu hiverla catégorie d'utilisation (routier ou neige) fait partie du typeinterdit ; défaillance majeure
Un radial et un diagonal (n'importe où sur la voiture)même structure exigée pour tous les pneusinterdit ; défaillance majeure 5.2.3.c.2
Écart de profondeur de 5 mm ou moins, même typel'article 5 le tolèrepermis
Écart de profondeur de plus de 5 mmarticle 5 ; IT VL F5, 5.2.3.e.3interdit ; défaillance critique
Galette de secours après une crevaisonl'unité de secours à usage temporaire est exclue de l'article 3 ; l'article 6 permet de déroger « à titre temporaire »permis le temps de rejoindre un atelier, aux conditions du constructeur
Roue de secours normale d'une autre marque après une crevaisonarticle 6, dérogation temporairepermis temporairement ; à remettre en ordre ensuite
Deux pneus rechapés, ou un rechapé et un neufl'instruction admet sur un essieu des rechapés et des non rechapés de même type d'origine, rechapés par le manufacturier lui-mêmepermis dans ces conditions

Un pneu « 4 saisons » marqué 3PMSF associé à un pneu été sur un essieu est, selon notre lecture, un mélange de catégories ; aucun texte lu ne classe expressément le 4 saisons. La dérogation de l'article 6 est « temporaire » : le texte ne fixe ni durée ni distance, et notre guide sur la roue de secours rappelle les limites de vitesse qu'imposent les constructeurs pour une galette.

L'amende et l'immobilisation

L'article R. 314-1 du Code de la route se termine ainsi : « Le fait de contrevenir aux dispositions du présent article relatives à la nature, la forme, l'état et les conditions d'utilisation des pneumatiques est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe. L'immobilisation du véhicule peut être prescrite dans les conditions prévues aux articles L. 325-1, L. 325-2 et L. 325-3. »

Les « conditions d'utilisation » sont celles de l'arrêté de 2019, dont la règle du même type par essieu. Les montants viennent d'autres codes :

MontantTexte
90 € (amende forfaitaire minorée)Code de procédure pénale, R. 49-9
135 € (amende forfaitaire)Code de procédure pénale, R. 49
375 € (amende forfaitaire majorée)Code de procédure pénale, R. 49-7
750 € au plus (devant le juge)Code pénal, art. 131-13

L'article R. 48-1 du Code de procédure pénale range les contraventions du Code de la route des quatre premières classes parmi celles que l'amende forfaitaire éteint. L'article R. 314-1 ne prévoit aucun retrait de points. Ce que nous ne savons pas : si un agent peut relever une contravention par pneu ou une seule pour l'essieu ; le texte parle du « fait de contrevenir », et nous n'avons lu ni circulaire ni décision qui tranche ce point. Les délais de paiement figurent sur l'avis de contravention.

Pourquoi la règle existe : ce que chiffre l'écart d'usure

Deux pneus d'un même essieu de diamètres différents obligent le différentiel à compenser en permanence l'écart de vitesse entre les deux roues. C'est le seul effet qui se calcule sans essai ; nous l'avons chiffré.

Un pneu usé de d mm a un diamètre plus petit de 2 × d mm, donc une circonférence plus courte de π × 2 × d mm. Diamètres théoriques à vide (jante + deux fois la hauteur du flanc), sans écrasement sous charge :

Écart de profondeur205/55 R16 (631,9 mm)225/45 R18 (659,7 mm)
1 mm6,3 mm de circonférence, 0,32 %, +1,6 tour/km6,3 mm, 0,30 %, +1,5 tour/km
2 mm12,6 mm, 0,63 %, +3,2 tours/km12,6 mm, 0,61 %, +2,9 tours/km
3 mm18,8 mm, 0,95 %, +4,8 tours/km18,8 mm, 0,91 %, +4,4 tours/km
5 mm (limite légale)31,4 mm, 1,58 %, +8,1 tours/km31,4 mm, 1,52 %, +7,4 tours/km

C'est une borne haute : le rayon réel d'un pneu qui roule bouge moins que sa profondeur de sculpture. Ce calcul ne dit rien de l'adhérence, qui dépend du pneu ; il montre seulement qu'à la limite légale, sur une petite voiture, l'une des deux roues d'un essieu fait jusqu'à huit tours de plus par kilomètre que l'autre. Sur une transmission intégrale, reportez-vous au manuel du constructeur, qui peut fixer ses propres limites d'écart entre pneus : c'est lui qui fait foi.

Remplacer un seul pneu : le calcul à faire avant d'acheter

Un pneu crevé, une hernie, un flanc entaillé : les deux conditions à tenir sont le même type que le pneu resté en place, et 5 mm d'écart au plus. Hypothèse : le pneu neuf a 8 mm de sculpture (c'est une valeur de calcul ; lisez la profondeur réelle sur la fiche du pneu acheté, elle varie selon les modèles).

Profondeur du pneu resté en placeÉcart avec un neuf à 8 mmArticle 5 et contrôle technique
7 mm1 mmconforme
5 mm3 mmconforme
4 mm4 mmconforme
3 mm5 mmconforme, à la limite
2,5 mm5,5 mmnon conforme ; défaillance critique 5.2.3.e.3
2 mm6 mmnon conforme ; défaillance critique

En pratique : si le pneu resté en place a moins de 3 mm (avec cette hypothèse de 8 mm), remplacez la paire. Le contrôleur prend « les mesures minimales » de chaque pneu, c'est-à-dire la rainure la plus usée : mesurez donc la rainure la moins profonde, pas la moyenne. Si la profondeur varie beaucoup d'un bord à l'autre, la cause est ailleurs (géométrie, pression) : voyez notre guide sur l'usure irrégulière.

Michelin va plus loin que la loi pour le cas d'un pneu seul : s'il faut vraiment n'en remplacer qu'un, la marque recommande de l'associer au pneu le plus profond de la voiture (roue de secours de taille normale comprise) et de monter cette paire selon sa règle des pneus neufs, sur l'essieu arrière. Et pour deux pneus neufs, Michelin comme le TNPF les placent à l'arrière, en traction comme en propulsion. Le TNPF le justifie ainsi : « vous contrôlez plus facilement l'avant de votre véhicule que l'arrière ». Ce sont des recommandations, pas des obligations légales.

Si le pneu a été endommagé (choc, hernie, roulage à plat), faites-le examiner par un professionnel avant de reprendre la route ; notre guide sur le pneu qui se dégonfle ou crève détaille ce qui se répare et ce qui ne se répare pas.

Même marque, profil différent : non visé au contrôle, mais déconseillé

La grille du contrôle cite la marque, pas le modèle. Deux pneus de même marque, même dimension, mêmes indices, même catégorie et même structure, mais de deux gammes différentes, ne figurent donc pas dans les défaillances que nous avons lues. Le règlement n° 30 dit toutefois que les différences essentielles portent « notamment » sur les points qu'il énumère : la liste n'est pas fermée, et un contrôleur pourrait l'interpréter plus strictement. Nous n'avons lu aucune décision sur ce point.

Côté manufacturier, la position est nette. Michelin écrit (page du 17 juillet 2025, notre traduction) que les deux pneus neufs doivent avoir la même dimension et le même type que les pneus en place, et que, pour garder des performances optimales, il est recommandé de remplacer tous les pneus en même temps par des pneus identiques, de même référence.

En Belgique et en Suisse

BelgiqueSuisse
Textearrêté royal du 15 mars 1968, art. 34, § 3, 1° (consolidation wallonne lue)OETV, art. 58 (état le 1er octobre 2026)
Règle par essieu« Les pneus montés sur les roues d'un même essieu ont les mêmes caractéristiques techniques. »aucune règle de même type par essieu lue pour les voitures
Règle pour toute la voitureradiaux à l'avant seulement s'il y en a à l'arrière ; pneus directionnels et asymétriques dans le bon senstous les pneus « de même conception (radiaux ou diagonaux) »
Profondeurplus de 1,6 mm sur les trois quarts de la bande de roulement (même article, 2°)au moins 1,6 mm sur toute la surface de la bande
Contrôle techniqueliste des défaillances : 5.2.3 b) « taille différente sur un même essieu », c) structure différente sur un même essieunon lu

En Belgique, l'arrêté royal ne définit pas à cet endroit ce que sont les « mêmes caractéristiques techniques » ; nous n'avons pas lu de texte qui dise si la marque en fait partie, ni les consolidations bruxelloise et flamande, ni le montant de l'amende belge. En Suisse, l'OETV exige aussi que la charge, l'indice de vitesse et les combinaisons jante-pneu soient « conformes à l'état de la technique », décrit notamment par l'ETRTO et le règlement n° 30 ; l'absence de règle par essieu dans le texte lu ne vaut pas conseil de mélanger. Pour l'hiver, les règles des trois pays sont rassemblées dans notre guide sur les pneus hiver et 4 saisons.

Avant le contrôle technique

Lisez les deux flancs de chaque essieu (marque, dimension, indices de charge et de vitesse, symbole hiver : tout doit être identique), mesurez la rainure la plus usée de chaque pneu, réglez la pression à la valeur du constructeur et remontez la roue d'origine si une roue de secours est encore en place. Pour comparer des diamètres, l'outil d'équivalence des pneus aide, sans remplacer le document du constructeur. Onyx Forged ne recommande ni dimension ni déport, ni pneu : les dimensions admises sont celles du constructeur de votre voiture.

Questions fréquentes

Peut-on mettre deux pneus de marques différentes sur le même essieu ?

Non en France. L'arrêté du 18 juillet 2019 (art. 3) exige le même type sur un essieu, et le fabricant fait partie du type. Au contrôle technique, c'est une défaillance majeure (5.2.3.b.2), avec contre-visite sous deux mois. Sur l'autre essieu, une autre marque est permise, à structure identique.

Quelle amende pour deux pneus différents sur un essieu ?

Une contravention de la 4e classe (Code de la route, R. 314-1) : 135 € en amende forfaitaire, 90 € minorée, 375 € majorée, jusqu'à 750 € devant le juge. L'immobilisation du véhicule peut être prescrite. Le texte ne prévoit pas de retrait de points.

Deux pneus de même marque mais de modèles différents, est-ce légal ?

La grille du contrôle technique ne cite pas le modèle : marque, catégorie d'utilisation, structure, indices de charge et de vitesse. Ce cas n'y figure donc pas, selon notre lecture. Michelin recommande pourtant des pneus identiques, de même référence.

Un pneu XL et un pneu standard sur le même essieu ?

Non : leurs indices de charge diffèrent, et l'indice de charge fait partie du type. C'est une défaillance majeure au contrôle technique.

Quel écart d'usure est toléré entre deux pneus d'un essieu ?

5 mm au plus entre les profondeurs des rainures principales (arrêté du 18 juillet 2019, art. 5). Au-delà, le contrôle technique relève une défaillance critique, et la voiture ne peut plus circuler après le jour du contrôle tant qu'elle n'est pas réparée.

Peut-on rouler avec la roue de secours d'une autre marque ?

Oui, temporairement : l'article 6 de l'arrêté permet de déroger à la règle du même type en cas de crevaison ou de dégonflage, et une unité de secours à usage temporaire est exclue de la règle. Respectez la vitesse et les conditions données par le constructeur, et remontez une roue conforme dès que possible.

L'arrêté du 24 octobre 1994 s'applique-t-il encore ?

Non. Il a été abrogé par l'article 9 de l'arrêté du 18 juillet 2019. La règle du même type par essieu figure aujourd'hui à l'article 3 de ce dernier.

Et en Belgique ou en Suisse ?

En Belgique, les pneus d'un même essieu doivent avoir « les mêmes caractéristiques techniques » (arrêté royal du 15 mars 1968, art. 34). En Suisse, l'OETV exige la même conception (radiale ou diagonale) pour toute la voiture ; nous n'y avons pas lu de règle par essieu pour les voitures.

Jantes et pneus, un ensemble

Notre catalogue présente les modèles de jantes forgées, conçues selon les normes JWL/VIA, à monter avec les dimensions de pneus prévues par le constructeur de votre voiture.

Sources

Le bureau d'études Onyx Forged.